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Musée Barbier-Mueller

Musée Barbier-Mueller

10 rue Jean Calvin
1204 Genève

http://www.musee-barbier-mueller.org/ musee@barbier-mueller.ch 022 312 02 70 10, rue Jean-Calvin 1204 Genève

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Monday - Sunday from 11:00 to 17:00

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8 CHFNormal
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0 CHFGratuit moins de 12 ans
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NEWS / EVENT

Les Barbus Müller, leur énigmatique sculpteur enfin démasqué !

03.03.2020 - 31.10.2020

Vue de l'exposition "Les Barbus Müller, leur énigmatique sculpteur enfin démasqué"

Photo Luis Lourenço, musée Barbier-Mueller.

Le musée Barbier-Mueller consacre une exposition à d’étranges sculptures en pierre nommées « Barbus Müller », à leurs origines demeurées longtemps mystérieuses et à leurs liens avec l’Art Brut. Des information incomplètes ou inexistantes, des attributions fantaisistes et des regards croisés ont créé la légende.

Ces sculptures apparaissent sur le marché vers 1939, chez un antiquaire parisien. Le marchand Charles Ratton les signale à Josef Müller qui en achète un lot de sept. Pour sa part, Ratton en acquiert trois. Le romancier Henri-Pierre Roché en possède également trois. Au cours des années, d’autres pièces émergent et on pourrait aujourd’hui en répertorier une quarantaine.

En raison de la Seconde Guerre mondiale, Müller quitte la France pour rentrer en Suisse et laisse ces statues à Paris où il résidait depuis les années 1920. Müller les confie en 1945 au socleur Inagaki. Charles Ratton invite le peintre et sculpteur Jean Dubuffet à se rendre chez ce socleur pour qu’il puisse voir et faire photographier ces objets. Dubuffet les nomme alors les « Barbus Müller », leur consacre une petite publication qui contient aussi le texte fondateur de son concept d’Art Brut et une exposition en 1947 dans le Foyer de l’art brut à Paris. Il achète trois Barbus Müller deux ans après cette exposition. Les Barbus Müller ont un style si original que Dubuffet les classe immédiatement parmi les œuvres spontanées, produites par des artistes autodidactes et méconnus, sans influences artistiques décelables, qu’il entreprend de rassembler dès cette époque. Il qualifie d’ « art brut » ce genre d’œuvres. On suppose que l’appellation « Barbus Müller » lui a été inspirée par la barbe qu’arborent quelques pièces et par le nom de Josef Müller qui en a acquis le plus grand nombre.

Certaines de ces sculptures sont taillées dans le granit, d’autres dans la pierre volcanique. Une expertise minéralogique sur une des pièces atteste qu’elle serait d’origine auvergnate et non vendéenne comme le croyait Müller.

Une enquête est réalisée en 2017 par Bruno Montpied (écrivain, peintre, cinéaste, chercheur et médiateur de l’art brut et des arts spontanés). Sur la base de photos sur verre montrant une forêt de sculptures devant une maison, il localise précisément le jardin (un potager apparemment) et identifie le baptistère du cimetière de Chambon-sur-Lac, classé monument historique en Auvergne depuis 1862, et aussi appelé, plus exactement, chapelle sépulcrale.

Les sculptures reproduites sur ces photos, en particulier trois d’entre elles, ressemblent furieusement aux fameux Barbus Müller. Montpied procède à des agrandissements de dix de ces pièces qui paraissent identiques à certaines de celles reproduites dans le fameux fascicule de Dubuffet de 1947 (réédition par le musée Barbier-Mueller en 1979 et seconde réédition à l’occasion de cette exposition). Ces œuvres figurent dans le jardin parmi d’autres de même style.

Leur auteur se révèle être un cultivateur nommé Antoine Rabany dit « le zouave ».

Dans l’état actuel des recherches, il n’est pas prouvé que tout le corpus dit des Barbus Müller soit dû à Rabany mais Bruno Montpied a pu en identifier quelques-uns. L’enquête continue…

Dans son exposition, le musée Barbier-Mueller a réuni les onze Barbus Müller de sa collection (dont sept acquis par Josef Müller en 1939, avant la Seconde Guerre mondiale), deux Barbus Müller conservés à la Collection de l’Art Brut de Lausanne et cinq Barbus Müller issus de collections privées.

Diverses provenances ont été attribuées à ces Barbus Müller : Océanie, Afrique… Il est donc intéressant de mettre en regard les Barbus Müller avec des œuvres de cultures lointaines, sélectionnées dans les collections du musée. Ce dernier se prête ainsi à un jeu d’affinités formelles et de matériaux pour évaluer les ressemblances et les divergences. 

Enfin le musée Barbier-Mueller expose une sélection d’œuvres de Jean Dubuffet, admirateur de la première heure des Barbus Müller qui était fasciné sur le plan esthétique par ces objets de caractère archaïque et aussi par le fait qu’ils étaient anonymes.


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